Comité d'Hygiène, de Sécurité

et des Conditions de Travail

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Déclaration liminaire de la FSU95 CHSCTsD du 16 septembre 2021

20/09/2021 par Val-d'Oise

Madame la Directirce Académique, mesdames, messieurs,
Cette rentrée aura été, une fois de plus, marquée fortement par la question sanitaire avec une 4e vague en cours due à un variant Delta très contagieux.
Si une vaccination généralisée de la population est indispensable pour combattre l’épidémie, la coercition et la pression ne peuvent remplacer une politique sanitaire qui prévient, protège, informe, incite et vaccine au plus près de la population. Les inégalités d’accès à la vaccination sont pourtant criantes, que ce soit en France ou encore bien davantage à l’échelle mondiale.
Une fois de plus, le ministre communique via les médias et la publication tardive et non concertée du protocole ministériel fait l’impasse sur des mesures indispensables : non brassage systématique, absence d’une véritable stratégie de dépistage… Ainsi, malgré les annonces sur une aide (non chiffrée) aux collectivités pour doter les établissements de capteurs de CO2, peu d'écoles et EPLE en bénéficient à la rentrée. Rien non plus sur un équipement en purificateurs d'air ni pour accompagner l'installation de systèmes d'aération.
Si nous sommes tous d'accord pour dire que cette pandémie est une catastrophe éducative, en particulier pour les élèves les plus fragiles, les solutions apportées par le ministre sont insuffisantes et conduisent à creuser encore plus les inégalités.
C'est un véritable plan d'urgence pour l'École, l'allègement des classes, le recrutement d'enseignants, d'infirmier.es, de médecins scolaires, d'AED, d’AESH, de CPE, qu'il faut mettre en oeuvre.
Dans la dernière mise à jour de la FAQ, il est indiqué qu'en cas d'absence non remplacée d'un.e enseignant.e, les élèves sont répartis dans les classes de même niveau. Le ministre connaît-il si mal l’école pour penser que l’on peut répartir une trentaine d’élèves sur une ou deux autres classes ? Il est vrai qu'il est coutumier de recommandations qui sont inapplicables sur le terrain, mettant à mal les équipes d'école qui doivent se débrouiller comme elles peuvent.. Ces mêmes équipes qui font état d'un mal être persistant que cette année scolaire va encore accentuer.
L'institution doit prendre la mesure de ce mal être et y apporter les solutions de prévention nécessaires.
Dans notre département, un certain nombre de collègues se retrouvent en difficulté financière pour cause de non tenu de comité médical. En effet, des collègues qui pourraient reprendre se voient obligés d'attendre un hypothétique comité médical et passent à mi-traitement pour un certain nombre de mois. Nous demandons que le plein traitement soit maintenu, la responsabilité incombant aux manquements de l'administration. De même, les collègues qui
après 3 mois de CMO se retrouvent à mi-traitement plusieurs mois, dans l'attente de la tenue d’un comité médical qui doit statuer sur un CLM ou un CLD.
Cette situation est inadmissible.
La loi de "destruction de la fonction publique" de 2019, qui a dessaisi les CAPD des prises de décisions collectives et privé les délégués du personnel du travail de vérification et d'information, a conduit à une augmentation de la charge de travail des personnels des services de la DSDEN95.
Cette surcharge de travail a pour effet de ne pas permettre une communication satisfaisante entre les services et les collègues (pas d'accusé de réception et absence de réponse aux courriers ou mails, difficulté de joindre les services par téléphone...). Nous sommes interpellés quotidiennement sur cette question. Nous dénonçons une fois de plus les effets dévastateurs de cette loi.
Nous tenons à acter positivement le recrutement, enfin, des deux conseillers de prévention pour notre département.

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